Document sans nom
 

Archives: 2003- septembre 2011 - Archives 2011 - Archives 2012 - Archives 2013

Retour 2014

 

Actu 2013

En cours d'actualisation

26/02/2013 ArcelorMittal (Liège): la FGTB-Métal interpelle les conseillers communaux liégeois et sérésiens

Ce lundi une délégation de Métallos s'est invitée au conseil communal de Liège puis de Seraing. Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB-Métal, y a pris la parole "de manière virulente pour demander aux politiques de s'entendre, de travailler à un front commun politique pour avoir une chance de battre Mittal." Le conseil communal et le CPAS de Seraing ont voté une motion pour l'avenir de la sidérurgie: "Il n'est pas imaginable de vivre sans sidérurgie, car c'est la vraie productrice de richesse. Pour cela, il faut se rendre maître de l'outil, s'assurer un approvisionnement en acier et récupérer un service commercial."  

22/02/2013 ArcelorMittal Liège: la direction ne veut pas démanteler, mais valoriser les pièces des sites condamnés

Face aux attaques lancées par les syndicats à l'encontre de la direction d'ArcelorMittal Liège qui a envoyé début de semaine des techniciens sur le haut-fourneau d'Ougrée afin de repérer et de démonter les pièces qu'ils jugeaient utiles ailleurs, la direction a fait savoir qu'il s'agissait d'un site qui risquait de ne pas redémarrer et donc qu'il était normal d'en faire l'état et d'inventorier les pièces qui pourraient être valorisées.

20/02/2013 ArcelorMittal Liège: les syndicats dénoncent la tentative de pillage des outils liégeois

Dans un communiqué commun, la FGTB Métal Liège-Luxembourg, le Setca Liège, la CSC Metea et la CNE, expliquent que le dépeçage des outils liégeois d'ArcelorMittal a commencé. Une "shopping list" recensant les besoins en "pièces détachées" des autres unités du groupe aurait été établie. De nombreux outils seraient ainsi disponibles à Liège, selon le front commun, il suffirait de démonter. Ce qui a débuté ce mardi au HFB d'Ougrée où une équipe de techniciens en provenance de France s'est rendue sur les lieux afin de vérifier la compatibilité de certains outils et d'en préparer le démontage. A la demande des travailleurs liégeois, ces "fossoyeurs des outils liégeois" ont quitté les lieux. Les syndicats dénoncent l'attitude de mépris de Mittal et annoncent qu'ils ne laisseront pas le groupe piller ainsi les sites liégeois tant du chaud que du froid afin de protéger toute possibilité de maintenir en vie la sidérurgie liégeoise.

ArcelorMittal Liège: le dossier des prépensions pour le chaud est bouclé

 

La direction d'ArcelorMittal Liège vient d'annoncer que les conventions relatives aux prépensions des travailleurs de la phase à chaud avaient été signées. Les premiers départs pourraient avoir lieu dès le mois d'avril. Pour rappel, la fermeture du chaud implique la suppression de 795 emplois. L'accès à la prépension a été fixé à 52 ans avec le versement d'une somme brute et une indemnité mensuelle équivalant à 50 % de la différence entre l'indemnité de chômage et le salaire. L'accord ne concerne toute fois pas les départs volontaires et le sort des travailleurs licenciés n'est pour l'heure toujours pas réglé. En cause, la suppression de 1.300 emplois supplémentaires dans le froid à Liège.

 

ArcelorMittal Liège: l´Europe fait un gros doigt, Mittal, le gros dos

 

Mardi, le commissaire européen Antonio Tajani a rencontré le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal. Ce dernier a annoncé qu'il ne procéderait à aucune restructuration en Europe jusqu'à l'approbation du plan acier européen en juin prochain et a confirmé les investissements promis dans la phase à froid à Florange et à Liège, respectivement de 180 et 138 millions d'euros. Mittal n'est cependant pas revenu sur les fermetures annoncées à Liège et Florange. Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) a qualifié les engagements du géant sidérurgique de totalement insuffisants en ce qui concerne Liège. Du côté de la FGTB Métal, Jean-Luc Rader, explique que cela ne change rien à la situation, il s'agit d'un effet d'annonce. Mittal cherche juste à calmer l'Europe, mais la méfiance est de mise. Du côté des syndicats, le seul espoir est aujourd'hui de trouver un repreneur et la nationalisation ou le portage pour la FGTB.

19/02/2013 ArcelorMittal Liège: les syndicats demandent le report de la procédure Renault

Comme prévu, syndicats et direction d'ArcelorMittal Liège se sont réunis lundi matin en conseil d'entreprise extraordinaire pour lancer la procédure de licenciement collectif relative à la fermeture de sept unités du groupe (voir 6com d'hier). La réunion a été écourtée suite à la demande des syndicats de suspendre la procédure Renault le temps d'obtenir les conclusions des études régionales et européennes, et l'exploration de toutes les pistes de reprise potentielle. La direction s'est dite satisfaite du "climat respectueux" dans lequel s'est déroulé la rencontre, mais a demandé que la phase 1 soit lancée au plus vite. Aucune nouvelle réunion n'a toutefois été programmée. Parallèlement, la Région poursuit ses investigations. Une réunion associant l'ensemble des acteurs s'est tenue pour évaluer le coût social de la fermeture des outils. Il a également été décidé de s'adjoindre le concours d'un cabinet d'avocats international (Jones Day) pour mesurer les aspects juridiques d'une reprise. La prochaine réunion de la task force est fixée au 1er mars.

18/02/2013 ArcelorMittal Liège: conseil d´entreprise extraordinaire sous haute tension

C'est ce lundi que doit se tenir le premier conseil d'entreprise de la procédure Renault visant la fermeture des lignes liégeoises du froid d'ArcelorMittal. Dans La Meuse, le président des métallos FGTB, Francis Gomez, rappelle qu'il ne peut être question d'accepter cette fermeture sans réagir d'autant que des pistes de relance sont à l'étude au plus haut niveau. Les syndicats comptent donc s'opposer au lancement de la procédure Renault. A la veille du week-end, le PTB + a fait savoir qu'exproprier Mittal de ses possessions à Liège pouvait facilement se réaliser pour l'euro symbolique. Une affirmation que le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), nuance fortement d'autant que la Région n'a pas provisionné 136 millions d'euros pour le froid contrairement à ce qu'avance le PTB. Le même Marcourt estime dans La Dernière Heure du week-end que l'industrie wallonne a de l'avenir.

15/02/2013 ArcelorMittal: l´Europe conforte les analyses et actions syndicales

La CGT, la MWB et l'OGBL viennent de souligner l'importance du message de la politique européenne, via le commissaire européen à l'Industrie, Antonio Tajani, au groupe sidérurgique ArcelorMittal. Les syndicats expliquent qu'au vu de la réaction négative et provocatrice du sidérurgiste, il est urgent que les gouvernements nationaux, le Parlement européen et la Commission européenne prennent rapidement des dispositifs concrets pour interférer sur la stratégie du groupe. Ils proposent ainsi des prises de participations conjointes des Etats dans le capital du groupe, une nationalisation partielle ou encore la création d'un groupe public européen de l'Acier. Une nouvelle journée de mobilisation et de grève devrait être organisée prochainement.

Une semaine après la manifestation à Strasbourg en faveur de la sidérurgie européenne, le jeune ouvrier liégeois, John David, blessé par un tir de flash-balls à l'oeil, dont il a perdu l'usage, revient dans La Meuse sur le combat à mener pour sauver cette grande famille que sont les sidérurgistes. L'homme ne laissera pas tomber son combat contre Mittal, mais ajoutera à cela, celui contre le policier qui lui a tiré en pleine tête et l'a blessé à vie.

13/02/2013 ArcelorMittal Liège: la direction prend la "défense" des bobines

La direction d'ArcelorMittal Liège a réagi mardi aux affirmations selon lesquelles les bobines délocalisées de Liège vers Montignies et Evergem avaient été stockées dans de mauvaises conditions. Elle signale que des assurances peuvent couvrir les dégâts subis en raison de mauvaises conditions météorologiques. Pour elle, "ce stockage en dehors des sites n'est pas du tout anormal".

12/02/2013 ArcelorMittal Liège: les bobines délocalisées pourrissent sur place

En janvier dernier, la FGTB-Métal dénonçait la délocalisation en douce par la direction d'ArcelorMittal de nombreuses bobines d'acier galvanisée stockées à Liège vers d'autres sites du groupe. On apprend aujourd'hui que les 236 bobines entreposées à Montignies-sur-Sambre et à Evergem, pourraient être déclassées car elles ont été stockées dans de mauvaises conditions. Les bobines sont visiblement attaquées par la rouille et devront être traitées avant d'être livrées. Certaines ont déjà été rapatriées à Liège, comme déclassées et sont bonnes pour la mitraille. Si toutes les bobines sont déclassées, le coût devrait avoisiner 3 millions d'euros pour ArcelorMittal. La direction a introduit une demande d'expertise des produits en urgence afin d'évaluer les responsabilités.

Une quarantaine de délégués syndicaux ont pris un car pour Bruxelles ce matin afin de suivre la table ronde organisée ce mardi sur l'avenir de la sidérurgie européenne.

La Meuse revient sur l'interpellation de Jean-Luc Mélenchon à Manuel Valls face à la violence policière lors de la manifestation de Strasbourg (voir 6com d'hier). Par ailleurs, John David, l'ouvrier blessé lors des affrontements, a déposé plainte en France contre les CRS et devrait introduire une pareille action en Belgique dans les prochains jours.

Dans La Meuse Huy-Waremme, François Izzi, euro-expert, propose l'installation d'usines de méthanisation pour relancer l'économie agricole et donner un souffle nouveau à la sidérurgie à Marchin (TDM).

11/02/2013 ArcelorMittal Liège: conseil d´entreprise extraordinaire sur la fermeture des sites du froid le 18 février

Selon L'Echo du week-end, ArcelorMittal Liège poursuivrait la nouvelle procédure Renault concernant la fermeture de plusieurs outils du froid (où 1.300 emplois directs sont menacés) et aurait convoqué les syndicats pour un conseil d'entreprise extraordinaire le 18 février. Par ailleurs, le groupe entend piloter les travaux de dépollution des sites abritant les outils du froid qu'il entend fermer. Le groupe va ainsi ressusciter Arceval, société créée en 2004, dont les missions seront l'assainissement et la valorisation des biens immobiliers du groupe, hormis les sites d'exploitation. Pour rappel, la Spaque estime les coûts de dépollution entre 600 millions et 1,6 milliard d'euros.

ArcelorMittal Liège: la violence policière française mise au pilori

Une délégation de syndicalistes et de travailleurs d'ArcelorMittal se rendra ce mardi à Bruxelles pour participer à une table ronde consacrée à l'avenir de la sidérurgie en Europe avec des ministres belges, français et luxembourgeois. Par ailleurs, à la suite des incidents survenus à Strasbourg lors de la manifestation des métallos qui ont notamment rendu borgne un travailleur liégeois, John David, le coprésident du Front de gauche en France, Jean-Luc Mélenchon, s'est dit "écoeuré" et a demandé au ministre français de l'Intérieur Manuel Valls (PS), "responsable", de s'expliquer. Mélenchon a ajouté que "La police républicaine ne doit pas être mise au service de la vindicte de M. Mittal contre les salariés qui lui tiennent tête". L'édito de Bernard Bolly, directeur de la Form'action André Renard, de ce lundi, va dans le même sens. Enfin, selon la RTBF, John David, déposera plainte contre la police française.

La fédération liégeoise du PS a condamné vendredi "avec la plus grande fermeté, les violences policières qui ont émaillé la manifestation" de Strasbourg.

Du côté de Liège Métropole, qui regroupe 24 bourgmestres de l'arrondissement de Liège, on plaide pour un plan industriel rapidement réalisé, avec un portage public éventuel, tout en menant une réflexion sur les dispositifs juridiques pour favoriser la disponibilité des outils. Ils plaident pour que l'Europe soit un levier dans ce dossier et propose que le président de la Commission européenne le porte lui-même.

08/02/2013 ArcelorMittal Liège: une rencontre à Bruxelles, le 12 février

Au lendemain de la manifestation mouvementée de Strasbourg, le front commun syndical des travailleurs liégeois d'ArcelorMittal a pansé ses plaies tant morales que physiques avec les blessures graves subies par un jeune travailleur de la galva 7. Le Setca appelle dans L'Echo à ne plus participer à des manifestations à l'étranger au vu des violences policières de mercredi. De son côté, le secrétaire régional FGTB-Métal Jean-Luc Rader annonce un recentrage des actions en Belgique et en Wallonie, sans toutefois abandonner l'idée d'une manif à Luxembourg. Celle de Strasbourg n'a pas apporté le résultat espéré: "Nous n'avons rien obtenu de concret de la part des députés européens", regrette Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB-Métal. "Nous demandions un front commun politique pour sauver le bassin, mais c'est loin d'être le cas." Et demain? Une délégation se rendra le 12 février au siège de la Communauté européenne à Bruxelles. Une manifestation aura également lieu à Luxembourg, mais elle n'est pas encore fixée.

Profitant de la manif de mercredi et du peu de présence de travailleurs sur les sites du bassin liégeois, deux ouvriers français d'un sous-traitant d'ArcelorMittal ont tenté de voler des câbles électriques sur le site de la cokerie d'Ougrée. Un contremaître les a repérés et a prévenu la police qui a interpellé les deux voleurs.

ArcelorMittal Liège: la Région veut une évaluation de la responsabilité environnementale de Mittal

 

Dans le dossier ArcelorMittal, le gouvernement wallon projette de sélectionner un consultant spécifique afin d'évaluer la responsabilité environnementale du sidérurgiste en Wallonie. Le montant du marché lancé dans l'urgence selon la procédure dite négociée (sans appel d'offres proprement dit) est estimé à 200.000 euros.

07/02/2013 ArcelorMittal Liège: ça a chauffé à Starsbourg

La manifestation de ce mercredi des travailleurs d'ArcelorMittal Liège, rejoints par des collègues de Luxembourg et de France, a tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre strasbourgeoises. Deux blessés sont à déplorer parmi les manifestants et une dizaine au sein de la police. Le front commun syndical a qualifié d'inadmissible, l'attitude des policiers qui n'ont pas hésité à jouer les gros bras. Les délégations qui ont pu rencontrer quelques parlementaires européens ne sont pas revenues très rassurées quant à l'aide que l'Europe peut apporter à la sidérurgie liégeoise. "Comment se fait-il que les pouvoirs se soient érodés au point que l'Europe ne puisse plus protéger son industrie?", interroge Nico Cué, sécrétaire général des métallos MWB-FGTB. "Faut-il aller à l'ONU réclamer des casques bleus pour nous protéger du prédateur Mittal?".

Au cours de la manifestation, un ouvrier de la galva 7, John David (FGTB-Métal) a perdu la vue à l'oeil droit touché par une balle en caoutchouc. Il souffre également d'une fracture de la pommette et a reçu 8 points de suture à l'arcade. Il est actuellement hospitalisé à Strasbourg.

Dans Le Vif de ce jeudi, le bourgmestre de Herstal, Frédéric Daerden (PS) et l'Ecolo Eric Jadot donnent leur avis sur le futur de la sidérurgie liégeoise.

06/02/2013 ArcelorMittal Liège: un millier de travailleurs liégeois en route vers Strasbourg

Ils sont partis sur le coup de 6 heures 30 à destination de Strasbourg. Un millier de travailleurs d'ArcelorMittal Liège sont montés dans les cars qui ont pris la direction du Parlement européen. Ils y arriveront en début d'après-midi. Ils seront rejoints par des délégations de France, Luxembourg et Espagne. Une délégation rencontrera des députés, notamment les socialistes liégeois Frédéric Daerden, Marc Tarabella et Véronique De Keyser, ainsi que le président de l'institution, Martin Schulz. A noter que TDM Marchin est partie en grève mardi à 14 heures pour permettre à un maximum de travailleurs de participer à la manifestation.

Dans Le Soir, le professeur Paul De Grauwe estime qu'l n'y a pas d'avenir pour l'acier en Belgique. Selon lui, dans quinze ans, seulement 10 % de la population active travailleront encore dans l'industrie. 

05/02/2013 ArcelorMittal Liège: la task force impose une dynamique de travail

Lundi s'est tenu la première réunion de la task force mise en place afin d'analyser les perspectives d'avenir de la sidérurgie liégeoise. Autour de la table, on retrouvait les organisations syndicales, les institutions concernées (Sogepa, Spaque, Forem), les acteurs locaux via le GRE Liège, les représentants des gouvernements fédéral et wallon ainsi que les représentants de la banque d'affaires Degroof et les consultants du bureau Roland Berger. Lors de cette première rencontre, les missions des uns et des autres ont été précisées. Des groupes de travail thématiques verront prochainement le jour afin de se pencher sur des problématiques spécifiques et une nouvelle réunion plénière a été décidée pour la fin février. Notons par ailleurs, que selon la Spaque, le coût de l'assainissement et de la réhabilitation de la phase liquide seule à Liège se situe entre 600 millions d'euros et 1,6 milliard d'euros.

Selon Bel-RTL, la loi sur la continuité des entreprises prévoit que si l'activité d'une entreprise est compromise, ses infrastructures peuvent être confiées à un administrateur chargé de recueillir les propositions de reprise. Elle pourrait donc être utilisée dans ce cas précis, mais est difficile à mettre en place selon la radio privée. Ce point devrait faire l'objet d'une étude approfondie de la task force.
L'Echo évoque à nouveau un éventuel intérêt de NLMK (La Louvière) pour le froid liégeois.

La Meuse réalise le portrait de CRM, le centre liégeois de recherche et de développement d'ArcelorMittal, déclaré comme outil prioritaire par le sidérurgiste.

04/02/2013 ArcelorMittal Liège: task force, experts, manifestation et rencontre européenne au menu des prochains jours

Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a confirmé l'engagement du bureau de consultance Roland Berger et la banque d'affaires Degroof "pour accompagner et assister la Wallonie dans le cadre du dossier sidérurgique liégeois". La première réunion de la task force chargée de chercher des postes pour un plan industriel aura lieu ce lundi. "Une première étape symbolique dans un processus long et difficile", selon les syndicats. Pour rappel, les syndicats d'ArcelorMittal se rendront ce mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg (France) pour démontrer aux politiques toute leur détermination. Par ailleurs, on annonce que le 12 février une table ronde sera organisée sur l'avenir de la sidérurgie où seront présents: Jean-Claude Marcourt (PS), ministre wallon de l'Economie, Arnaud Montebourg, ministre français du Redressement productif, Etienne Schneider, ministre luxembourgeois de l'Economie et Antonio Tajani, commissaire européen à l'Industrie. Lakshmi Mittal pourrait être aussi de la partie, en tout cas, il y a été convoqué par les politiques.

L'Echo du week-end consacre un supplément sur l'économie liégeoise, sur ses échecs et ses espoirs.

Georges Jespers (FGTB-Métal) et Fausto Casagrande (Setca) ont écrit une lettre à Robrecht Himpe, grand patron du plat carbone d'ArcelorMittal. Ils y disent tout le malqu'ils pensent de la décision de fermer sept lignes à Liège.

ArcelorMittal Liège: Laurenty licencie une vingtaine de techniciens de surface

La fermeture de 7 lignes sur 12 d'ArcelorMittal à Liège aura bien évidemment des conséquences sur les entreprises sous-traitantes. L'Echo du week-end leur consacre un reportage. Ainsi, on apprend qu'au niveau de la maintenance et de l'entretien de nombreux emplois sont en jeux notamment à EC&Maintenance et Industrie&Maintenance qui fusionnent en vue de se diversifier pour devenir General Industrial Maintenance. Ainsi, la direction espère limiter les pertes d'emploi. A Buchen Industrial Services à Ivoz Ramet 18 emplois sont menacés. Selon La Dernière Heure, la société de nettoyage Laurenty, présente à la cokerie et à l'énergie, vient de préaviser une vingtaine de personnes.

 

ArcelorMittal Liège: des motions de soutien à Herstal et Saint-Georges

Le conseil communal de Herstal a adopté à l'unanimité, une motion de soutien aux travailleurs de la sidérurgie liégeoise. Il en a été de même à Saint-Geroges où des travailleurs sont venus expliquer leur situation aux élus.

01/02/2013 ArcelorMittal Liège: manifestation à Strasbourg le 6 février

La FGTB-Métal, le Setca, la CSC-Metea et la CNE d'ArcelorMittal Liège ont décidé jeudi d'organiser une manifestation de sensibilisation sur le sort de la sidérurgie liégeoise, auprès des élus du Parlement européen le mercredi 6 février à Strasbourg. Des travailleurs des sites français et luxembourgeois d'ArcelorMittal pourraient se joindre à l'action. Selon La Libre, un mot d'ordre d'arrêt de travail dans le bassin de 24h ou de 48h pourrait être lancé afin de permettre aux travailleurs de participer à la manifestation.

 

ArcelorMittal: un consultant et une banque d´affaires désignés

Le premier ministre Elio Di Rupo (PS) a annoncé à la Chambre jeudi que le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), avait désigné un consultant et une banque d'affaires. Selon L'Echo, il s'agirait de Roland Berger et de la banque Degroof. Experts chargés d'aider la Région dans sa quête d'un repreneur pour les sites sidérurgiques liégeois lâchés par ArcelorMittal. Par ailleurs, plusieurs sources annoncent le départ de Jacques Pélerin, manager régional d'ArcelorMittal.

 

ArcelorMittal: le Mouvement de gauche veut l´expropriation du sidérurgiste

 

L'eurodéputé Ecolo, Philippe Lamberts vient de demander au commissaire Almunia, en charge de la concurrence, de vérifier si ArcelorMittal respecte les règles de la concurrence édictées par l'Union européenne. Du côté du Mouvement de gauche, Bernard Wesphael, estime que la Région a les outils juridiques pour exproprier immédiatement Mittal pour cause d'utilité publique. Et ajoute que la Région a en plus les moyens de la faire au vu de toutes les fautes commises en terme d'organisation, de finances et de quotas d'émission par ArcelorMittal. Le mouvement de gauche vient par ailleurs de déposer une motion plaidant pour l'expropriation du sidérurgiste au Parlement wallon. Dans La Meuse, l'avocat liégeois Luc Misson explique que Mittal n'a jamais rien signé et qu'un accord verbal a rarement une valeur juridique, Lakshmi Mittal n'est donc pas obligé juridiquement de "ternir sa parole". L'avocat plaide par ailleurs pour une liaison des intérêts notionnels à une garantie d'emploi à moyen ou long terme.

 

ArcelorMittal: famille Mittal, son devoir c´est s´enrichir point final

 

Le Vif de cette semaine consacre un dossier à l'affaire ArcelorMittal. Il est d'abord question de la famille Mittal. La caste dont elle fait partie prône l'enrichissement par tous les moyens possible. Ceci expliquerait-il cela! L'hebdomadaire consacre aussi ses colonnes à l'entreprise Ségal  implantée dans le bassin liégeois et gérée par un sidérurgiste indien, Ratan Tata. L'entreprise se porterait plutôt bien...pour le moment, selon Joseph Tita, le permanent FGTB-Métal. Enfin, il revient sur la nationalisation des outils abandonnés par Mittal à Liège et met en parallèle les entreprises qui ont reçu une aide de l'Etat comme Prayon, CMI et la FN.

31/01/2013 ArcelorMittal Liège: les métallos liégeois et français main dans la main

Si le personnel d'ArcelorMittal Liège a repris le travail avec des pieds de plombs, les métallos de la FGTB ont consacré la journée de mercredi à une visite au siège de la CGT en banlieue parisienne. Un front commun syndical franco-belge est sur le point de voir le jour. Une manifestation à Strasbourg se profile. Elle rassemblera les Liégeois et les métallos de Florange, un autre site martyrisé par Mittal. Des Luxembourgeois pourraient également se joindre à l'action.

 

ArcelorMittal Liège: Marcourt (PS) lance un appel au sidérurgiste

Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a redit mercredi au Parlement wallon lors des débats sur ArcelorMittal Liège que la Région ne négligera aucun scénario, pas même une nationalisation temporaire comme le préconisent le PS et Ecolo. Il a également appelé Mittal à respecter ses engagements: investissements dans les lignes stratégiques du froid, assainissement, pénalité de 20 millions d'euros pour la non-réfection des hauts-fourneaux,... "Si votre volonté est d'assumer votre responsabilité sociale, offrez les outils à quelqu'un qui peut réussir là où vous avez échoué. Sinon, sachez que nous utiliserons tous les moyens pour vous faire plier", a déclaré Marcourt. Le MR et le CDH doutent de la possibilité juridique d'un portage. Ils espèrent aussi que les travailleurs liégeois feront preuve de la même attention au fédéral que celle dont ont bénéficié les travailleurs de Ford Genk.

La Libre a interviewé l'ancien patron de Cockerill, Philippe Delaunois. Il estime que l'acier liégeois vaut la peine que l'on se batte pour lui, même si les chances son faibles, selon lui, de dénicher un repreneur.

30/01/2013 ArcelorMittal Liège: près de 2.000 manifestants à Namur

Près de 2.000 manifestants ont rejoint Namur mardi pour protester contre la fermeture de sept lignes d'ArcelorMittal à Liège. Les travailleurs entendaient réclamer du pouvoir politique wallon qu'il prenne enfin ses responsabilités en nationalisant l'outil de manière permanente comme c'est le cas dans la Sarre. Des incidents entre les forces de l'ordre, fortes notamment de policiers anversois, et les manifestants ont éclaté. Ils ont fait quelques blessés des deux côtés. Le bourgmestre de Namur, Maxime Prevot (CDH), estime que la police n'a pas réagi de manière disproportionnée. Ca reste à voir. Le personnel d'ArcelorMittal reprend le travail, mais une délégation sera présente au Parlement wallon ce mercredi où les débats doivent tourner autour de la sidérurgie liégeoise. Une autre délégation doit se rendre au siège de la CGT à Montreuil afin d'y prendre le pouls de la volonté syndicale française d'organiser une manifestation européenne à Luxembourg et/ou à Strasbourg.

Les conseils communaux d'Ans et de Liège ont voté une motion pour condamner la décision d'ArcelorMittal à Liège. A Ans, les conseillers communaux se sont dit prêts à participer à toute mobilisation pour éviter la mise à mort de la sidérurgie. A Liège, le PTB+ et Vega n'ont pas voté la motion parce qu'ils la trouvaient trop timorée.

Le Roi Albert II a marqué sa compassion à l'égard des travailleurs d'ArcelorMittal lors la traditionnelle cérémonie des voeux du Palais aux autorités de l'Etat.

ArcelorMittal Liège: le gouvernement wallon prêt à l´épreuve de force

Parallèlement à la manifestation (lire par ailleurs) à Namur, le gouvernement wallon recevait mardi les représentants syndicaux des travailleurs d'ArcelorMittal Liège. Le ministre-président Rudy Demotte (PS) s'est déclaré prêt à aller à l'épreuve de force avec le sidérurgiste. Les syndicats seront associés à une task force chargée d'examiner toutes les pistes. L'Olivier compte aussi encourager les initiatives juridiques qui permettront au fédéral de se saisir des propriétés industrielles vouées à la fermeture.

Dans Le Soir, Geroges Gilkinet, le député Ecolo, revient sur la problématique des intérêts notionnels et explique que le fisc belge n'est pas le seul à souffrir de la stratégie d'Arcelor qui consiste notamment à rapatrier une partie de ses bénéfices en Belgique. Le problème est, selon lui, une escalade fiscale entre Etats qui aboutit à une perte de recettes pour les finances publiques des Etats européens alors qu'on leur demande de rééquilibrer leur budget.

ArcelorMittal Liège: Dollé (ex-Arcelor) voit le Russe Novolipetsk comme repreneur

L'ancien patron d'Arcelor avant l'arrivée de Mittal, le Français Guy Dollé, est interrogé par L'Echo. Il se dit surpris de la décision prise par Lakshmi Mittal de fermer 7 lignes sur 12. Il voit le groupe russe Novolipetsk (NLMK à La Louvière) comme repreneur possible, mais comprend le refus de Mittal de céder les outils liégeois. Par ailleurs dans Le Soir, Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp, souligne à propos de Mittal: "Si on veut moraliser le système, il ne suffira pas de s'attaquer aux individus ou de dénoncer leurs choix après coup. Il faut réfléchir à des contreparties efficaces."

29/01/2013 ArcelorMittal: les travailleurs manifestent ce mardi à Namur

Réunis en assemblée générale lundi matin, quelque 2.000 travailleurs d'ArcelorMittal ont décidé de se rendre mardi à l'Elysette à Namur afin d'interpeller les responsables politiques wallons sur la situation du groupe. Le travail devrait reprendre mercredi dans les différents sites liégeois. Du côté de la FGTB-Métal, Robert Rouzeeuw annonce que des manifestations ciblées seront organisées dans les jours à venir. Après Namur, les Métallos pourraient faire le déplacement à Luxembourg pour dire à Mittal ce qu'ils pensent de lui puis à Strasbourg pour aller "chatouiller" les députés européens. 

 

Tant que Mittal refuse de vendre, les plans du gouvernement wallon pourront rester dans le placard

Depuis l'annonce d'ArcelorMittal de fermer 7 sites des 12 qu'il compte dans le bassin liégeois, c'est l'affolement du côté des experts. Peut-on envisager une nationalisation des outils ou pas? Dans La Libre, Marianne Dony (ULB) estime qu'il faudrait une nouvelle loi pour ce faire et que sans le feu vert de l'Europe, il ne sert même à rien d'y réfléchir. Dans L'Avenir, Michel Capron (ex-UCL) affirme que tant que Mittal refusera de vendre, le gouvernement wallon peut laisser tous ses plans de reprise, nationalisation, etc. au placard. L'Echo revient sur les intérêts notionnels et sur l'argent économisé par Mittal ces dernières années grâce à ce mécanisme belgo-belge. Et enfin, La Meuse dresse le portrait de la FN Herstal, exemple de portage réussi par la Région wallonne.

Notons qu'un courrier projetant la nationalisation des outils délaissés par ArcelorMittal envoyé par la cheffe de groupe MR, Christine Defraigne, au conseil communal liégeois aux autorités locales et aux conseillers communaux, a déclenché la colère dans le camp du MR où certains ont perçu les propos de Defraigne en opposition avec la philosophie libérale.

ArcelorMittal: pour la FEB, la désindustrialisation est causée par les acquis des travailleurs

 

Face à l'annonce des fermetures de lignes d'ArcelorMittal dans le bassin liégeois, le patron des patrons (FEB), Pieter Timmermans, donne son point de vue sur la désindustrialisation que subit la Belgique et énumère les "handicaps" qui font souffrir les entreprises de notre pays. Sans surprise, il pointe du doigt les coûts salariaux trop importants, l'indexation des salaires et l'âge de la pension... Il déplore l'excès de défaitisme ambiant et ajoute que la Belgique possède de multiples opportunités, mais que pour en profiter il faudra s'attaquer aux "points faibles".

28/01/2013 ArcelorMittal: Métallos entre colère et désespoir

Vendredi, 450 métallos ont manifesté leur colère à Bruxelles suite à l'annonce de l'abandon de 7 sites à Liège par ArcelorMittal. Les nerfs à vif, certains ont tenté de forcer les barrages et quelques pavés ont volé, mais la police bruxelloise était manifestement bien décidée à stopper les manifestants et n'a d'ailleurs pas hésité à utiliser des pompes à eau pour ce faire. Pendant ce temps, les ministres régionaux et fédéraux discutaient des possibilités quant au cas d'ArcelorMittal (voir par ailleurs). Pour rappel, les travailleurs d'ArcelorMittal se réunissent ce lundi en assemblée générale afin d'entendre les plans d'action concoctés par les syndicats.

Du côté de la CGSP wallonne, on se dit profondément meurtrie et dégoûtée par l'annonce du licenciement de 1.300 travailleurs du bassin sidérurgique liégeois et on appelle les pouvoirs publics à une prise de conscience fondamentale de l'intérêt général. La CGSP wallonne désire une mise sous tutelle publique, sans dédommagement, de toutes les entreprises d'ArcelorMittal situées en territoire wallon.

Gazelco vient de décider d'une motion de soutien aux travailleurs d'ArcelorMittal ainsi qu'aux sous-traitants et commerçants du bassin liégeois marqués par cette tragédie industrielle. Le syndicat exige des pouvoirs publics, une pérennisation de l'outil qui maintiendra une activité économique et sociale en Région Wallonne et dans le bassin liégeois.

ArcelorMittal: la Région débloque 1 million d´euros pour trouver un repreneur

Selon La Libre du week-end, le gouvernement se donnerait deux mois pour trouver un repreneur pour tout ou une partie des sites liégeois dont ArcelorMittal ne veut plus . Un partenaire privé viendrait aider le gouvernement dans ses démarches. Ce dernier aurait d'ailleurs débloqué 1 million d'euros. Par ailleurs, lors des débats télévisés du week-end, les politiques présents ont parlé d'une possible reprise forcée par la Région wallonne en vue de la transmission à un repreneur. La nationalisation a par ailleurs directement été écartée faute de moyens. Un groupe de travail a été mis en place afin de chercher des pistes pour un plan industriel. Le gouvernement wallon devrait par ailleurs travailler de concert avec le gouvernement français où le site d'ArcelorMittal à Florange vit la même situation qu'à Liège. Enfin, selon De Standaard, la porte-parole d'ArcelorMittal vient à nouveau de confirmer que les outils liégeois n'étaient pas à vendre.

Le nom de Bernard Serin, patron de CMI, refait évidemment surface comme repreneur potentiel. .

Ann-Lawrence Durviaux (ULg) explique pourquoi la nationalisation des outils liégeois n'est pas possible, car cela reviendrait à un basculement de régime qui irait à l'encontre de la démocratie et du droit à la propriété belge.

Au niveau européen, le groupe Les Verts demande la fin du terrorisme financier de Mittal.

ArcelorMittal: le PS liégeois en action

 

Sous l'impulsion de son président Willy Demeyer (bourgmestre de Liège), la Fédération liégeoise du PS s'est réunie vendredi en exécutif afin d'analyser la situation suite à la décision de fermeture d'ArcelorMittal. Elle a exprimé sa colère envers la trahison et la désertion du groupe sidérurgique. Elle explique par ailleurs que l'heure n'est pas à la condamnation, mais à la mise en oeuvre de tout ce qui est possible pour assurer un avenir à la sidérurgie et au bassin liégeois. La Fédération appelle à l'Action commune socialiste et interpelle toutes les forces vives du pays afin d'analyser toutes les pistes possibles afin de pérenniser la sidérurgie liégeoise. Elle se veut en soutien d'une initiative européenne, notamment avec la Sarre (Lorraine) et réitère sa confiance et son soutien en son ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) dans toutes les démarches qu'il entreprendra pour trouver un ou des repreneurs.

 

ArcelorMittal: Armat (ex-Luxmetall) à Malmedy, la fermeture semble inéluctable

 

Annoncée à la mi-octobre, la fermeture d'Armat (ex-Luxmetall) à Malmedy semble à présent inéluctable. L'entreprise est actuellement dans la première phase de la procédure Renault. Les syndicats espéraient recaser les travailleurs (14) sur d'autres sites, mais face à la fermeture de nouveaux outils cette piste semble maintenant irréaliste.

 

ArcelorMittal: à Marchin, la commune se veut solidaire des travailleurs

 

Les autorités communales de Marchin, suite à l'annonce des nouvelles pertes d'emplois au sein d'ArcelorMittal, ont décidé de rédiger une motion de solidarité afin d'aider au mieux les travailleurs qui vont perdre leur emploi ainsi que leurs familles. A Flémalle, les autorités communales ont décidé de reporter la présentation du budget communal afin de revoir ce dernier au vu du manque à gagner à venir face à l'annonce de la fermeture de sites sur la commune.


ArcelorMittal: Delaunois croît encore à une sidérurgie européenne

Philippe Delaunois, ancien administrateur délégué de Cockerill Sambre, se dit surpris par l'annonce si rapide d'ArcelorMittal quant à la fermeture de ses outils liégeois. Si l'homme reconnaît une baisse au niveau du marché européen, celui-ci est persuadé que l'acier gardera sa place en Europe. Du côté de la Fédération européenne de l'acier, on explique que l'Europe doit rapidement se doter qu'une politique industrielle qui stimule la croissance et les investissements afin notamment de sauver la sidérurgie.

 

ArcelorMittal: le champion des intérêts notionnels

Le Soir revient ce lundi sur le mécanisme utilisé par ArcelorMittal afin d'éluder l'impôt en Belgique. En résumé, le mécanisme consiste à déplacer le bénéfice réalisé dans un pays où Mittal devrait payer de l'impôt, vers la Belgique où il n'en paie pratiquement pas. Selon Michel Maus (VUB), ArcelorMittal est l'entreprise qui bénéficie le plus du système des intérêts notionnels. L'expert estime que la Belgique a commis une erreur dans ce mécanisme, celle de ne pas conditionner les intérêts notionnels à l'obligation d'investir et de créer de l'emploi. Pour rappel, ces  quatre dernières années, Mittal a payé 1,4% d'impôts c'est-à-dire 81 millions d'euros pour un total de 5,8 milliards de profit.

25/01/2013 ArcelorMittal Liège: grève jusqu´à lundi, manif à Bruxelles ce vendredi

La baisse générale de la demande d'acier en Europe et le "mauvais esprit" syndical lors de la procédure Renault pour la phase à chaud sont les principaux arguments avancés par le boss liégeois Bernard Dehut pour justifier la décision de supprimer 1.300 emplois supplémentaires (déjà 795 pour la seule phase liquide) en fermant sept nouvelles lignes d'ArcelorMittal à Liège. Des arguments qui ne tiennent guère la route et sont balayés d'un revers de main par le personnel et les syndicats. "C'est une décision mûrie depuis de longs mois", avance Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB-Métal. "On ne ferme pas sept lignes comme ça, en quelques jours". Ce vendredi à midi, les travailleurs iront manifester devant la résidence du Premier ministre Elio Di Rupo (PS) qui a prévu une réunion commune de son gouvernement avec les ministres wallons. "Nous irons mettre de l'ambiance, comme les métallos savent le faire", souligne Jean-Luc Rader, secrétaire régional FGTB-Métal. Pour l'heure, le personnel est en grève jusqu'à lundi, jour d'une assemblée générale programmée à 11 heures.

ArcelorMittal Liège: Gomez (FGTB Métal Liège-Luxembourg) craint la une disparition complète

Invité ce vendredi matin de l'émission spéciale consacrée par Vivacité à ce nouveau coup de massue sur l'économie liégeoise, le président des métallos FGTB Liège-Luxembourg, Francis Gomez a souligné: "Ce n'est pas d'aujourd'hui, mais depuis bien longtemps que nous insistons sur les dangers pesant sur les lignes du froid dès le moment où Mittal a décidé de s'en prendre à la phase liquide. Nous allons tout droit vers la disparition complète de la sidérurgie à Liège". Francis Gomez souhaite que le monde politique prenne ses responsabilités pour virer Mittal de Liège et que l'on puisse faire venir une entreprise performante dans le secteur de la sidérurgie. De son côté, la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne a indiqué qu'il était temps que l'Etat change de cap et assure le rôle de régulateur et de levier économique. Et d'ajouter:  "Ce sont à nouveau 1.300 travailleurs et leur famille qui vont être victimes d'un capitalisme débridé. Mittal n'est pas un entrepreneur. C'est un financier qui agit de manière purement spéculative... Il ne faut pas attendre qu'un miracle vienne sauver l'économie belge. Les Etats, les gouvernements doivent reprendre la main". Même son de cloche du côté de la FGTB wallonne, où l'on veut faire prendre conscience aux politiques des impacts sociaux et économiques qui vont toucher la région face aux décisions du sidérurgiste.

Jean-Claude Marcourt (PS) et Francis Gomez (Président de la FGTB Liège-Luxembourg) seront présents ce dimanche midi aux débats de la RTBF et de RTL-TVi.

ArcelorMittal Liège: Marcourt (PS) en quête d´un repreneur

Suite à l'annonce d'ArcelorMittal de fermer 7 lignes à froid sur les 12 que compte le bassin sidérurgique liégeois, le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a déclaré qu'il s'agissait "d'un jour noir pour l'économie belge". Et d'ajouter: "Nous sommes confrontés à une véritable trahison de la part d'un groupe qui se dit responsable, mais qui traite ses travailleurs et les gouvernements comme une quantité négligeable". Le ministre s'est dit surpris par l'ampleur des fermetures et a annoncé être à la recherche d'un repreneur pour les sites liégeois. Marcourt estime par ailleurs que "le manque de compétitivité des outils n'est pas le fruit du hasard, ni celui de la crise, mais le résultat d'une stratégie mise en place depuis des années, dont l'étape ultime est la fin de la sidérurgie liégeoise". Enfin, le ministre va prendre contact avec le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, afin d'analyser et d'envisager ensemble, une riposte européenne.

 

ArcelorMittal Liège: Alain Mathot (PS) traite Mittal de "crapule"

 

Les politiques sont majoritairement sortis de leurs réserves jeudi pour exprimer tout le mal qu'ils pensaient d'ArcelorMittal et de ses dirigeants. Le président du PS, Paul Magnette (PS) parle de "trahison" et se dit solidaire avec les travailleurs qui sont frappés de plein fouet par le cynisme et la lâcheté des dirigeants d'Arcelor. Il parle d'une attitude scandaleuse et irresponsable de la part du sidérurgiste. Du côté d'Ecolo, Emilie Hoyos, s'est dite scandalisée par l'attitude de ces patrons-voyous. Quant au président du MR, Charles Michel, il demande la mise sur pied d'un front commun politique pour trouver la meilleure issue possible pour les travailleurs concernés. Enfin, au CDH, Marie-Dominique Simonet s'indigne face au chantage à l'emploi mené depuis plusieurs mois par ArcelorMittal sur fond d'investissements dans la phase à froid alors que le groupe n'avait qu'une seule intention, se désinvestir du froid. A la Chambre, le député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS), a qualifié Mittal de "crapule" et d'"arnaqueur". Il plaide, aujourd'hui plus que jamais, pour une intervention publique.

 

ArcelorMittal Liège: Di Rupo (PS) se casse les dents sur Lakshmi Mittal

 

En marge du quarante-troisième Forum économique Mondial organisé à Davos, le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) en mission "séduction" des investisseurs du monde entier, a annoncé très tôt dans l'après-midi qu'il rencontrerait Lakshmi Mittal afin de voir les intentions du sidérurgiste suite à l'annonce de nouvelles fermetures dans la région liégeoise.  Lors de cette rencontre, Di Rupo a fait part de son incompréhension face à la décision du sidérurgiste de supprimer 1.300 emplois supplémentaires à Liège et a demandé à Lakshmi Mittal de conserver des liens étroits avec le gouvernement wallon. L'Indien lui a répondu qu'il ne reviendrait pas sur sa décision, mais voulait travailler à un compromis socialement acceptable. Après quoi, Di Rupo n'est pas allé au Chili comme initialement prévu et a mis le cap sur la Belgique. Une rencontre entre les gouvernements wallon et fédéral aura lieu ce vendredi.

 

ArcelorMittal Liège: et maintenant que va-t-on faire ?

 

Et maintenant que va-t-on faire? Le Soir et L'Echo évoquent les scénarios possibles pour le futur du bassin industriel liégeois. Il est question de dénicher un repreneur, mais encore faudra-t-il, sauf une régionalisation que l'Olivier wallon n'envisage que très évasivement, que Mittal accepte de céder les outils qu'il ferme. L'abandon de la fabrication de l'acier est également abordée, mais l'idée ne convainc pas grand monde, ni même les économistes.

 

ArcelorMittal Liège: ce qui meurt, ce qui survit

 

C'est donc à l'occasion d'un conseil d'entreprise extraordinaire ce jeudi matin que la direction d'ArcelorMittal Liège a annoncé le pire aux délégations syndicales: 1.300 emplois perdus par la fermeture définitive de sept lignes. Ces lignes sont la cokerie d'Ougrée, la division énergie à Ougrée et Seraing, le TLB de Chertal, une des filières du laminage à Tilleur, les galva 4 et 5 de Flémalle, les lignes de finition HP 3 et 4 à Marchin et la ligne de peinture 2 de Ramet. Les 800 travailleurs restants (mais pour combien de temps?) seraient affectés à cinq lignes: le recuit continu de Kessales à Jemeppe, l'électrozingage HP5 à Marchin, Eurogal à Ivoz-Ramet, API à Tilleur, la galva 7 à Flémalle. 

24/01/2013 Nouveau bain de sang social à ArcelorMittal Liège: 1.300 emplois perdus

Le conseil d'entreprise extraordinaire convoqué ce jeudi matin à ArcelorMittal Liège a hélas confirmé ce que le front commun syndical redoutait à savoir la fermeture de sept lignes non stratégiques et corrélativement la perte de 1.300 emplois sur 2.200. Les lignes concernées sont la cokerie, l'énergie, le train à large bande, une filière à Tilleur, les lignes Galva 4 et 5, les HP 3 et 4 à Marchin et l'IP2 de Ramet. Ne subsisteraient alors que cinq lignes dont deux tournent déjà au ralenti faute d'entretien. Le président des métallos FGTB Francis Gomez et le secrétaire général du Setca-Liège, Egidio Di Panfilo, avaient réclamé mercredi du ministre-président Rudy Demotte (PS) que la Région prenne ses responsabilités et nationalise le froid liégeois. Une lettre a également été adressée au ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS). Il n'est pas impossible que le Premier ministre Di Rupo (PS) soit également sollicité.

23/01/2013 ArcelorMittal Liège: la direction locale prête à un bois de rallonge de 50 millions d´euros

Les métallos de la FGTB s'inquiètent d'une opération de "déstockage massif" actuellement en cours à ArcelorMittal Liège. Les bobines produites dans le bassin liégeois sont envoyées vers des centres de stockage de Sidmar et d'Evergem. Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB-Métal, craint que ces manoeuvres laissent présager de mauvaises nouvelles . Il pense que la direction veut provoquer des actions sociales pour faire porter aux travailleurs le chapeau d'une éventuelle fermeture de sites. Le syndicaliste dénonce encore le fait que deux lignes sur les cinq dites stratégiques par le groupe tournent au ralenti, faute d'entretien. Par ailleurs, L'Echo croit savoir que la direction liégeoise a prévu une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros (les syndicats en réclament 80) en complément des 138 déjà budgétés pour le froid. Toutefois, la haute direction du groupe rechignerait à délier les cordons de sa bourse.

22/01/2013 ArcelorMittal Liège: pas de signature si pas de tripartite

Syndicats et patrons à ArcelorMittal Liège se sont rencontrés ce lundi. Les syndicats disent n'avoir pas reçu les garanties qu'ils attendaient de la part de la direction. Ils réitèrent leur demande d'une réunion tripartite avec le gouvernement wallon pour connaître le nouveau plan élaboré par la direction pour la phase à froid. Sans cette réunion, préviennent les syndicats, il n'y aura pas de signature du préaccord social.  

21/01/2013 ArcelorMittal Liège: conseil d´entreprise extraordinaire sur les prépensions

Selon La Dernière Heure du week-end, les syndicats se rendront ce lundi matin au conseil d'entreprise extraordinaire organisé à ArcelorMittal où la CSC envisagerait de signer les textes concernant la prépension. Du côté de la FGTB-Métal, on réfute l'information. On explique que les syndicats se rendront bien au conseil d'entreprise extraordinaire pour prendre connaissance du contenu des propositions émises par la direction mais qu'il n'est actuellement pas question de signer quoi que ce soit car le volet social et le volet industriel sont indissociables.

18/01/2013 ArcelorMittal: le Setca annonce des actions si la direction ne se manifeste pas

Le Setca-Liège a réagi face à l'ultimatum lancé par la direction aux syndicats de signer l'accord social (voir 6com d'hier). Egidio Di Panfilo, secrétaire générale Setca-Liège, explique que lorsqu'ils ont signé le préaccord sur le plan social c'était à la condition de continuer les négociations sur le plan industriel. Or, ajoute-t-il, "nous devions nous revoir en fin d'année, mais nous n'avons plus eu de nouvelles. La direction ne nous répond plus, ni à nous ni, d'après nos informations, au Gouvernement wallon. Et elle ne parle plus du plan industriel." Il prévient que si la direction ne se manifeste pas, "on recommencera des actions". En attendant, il compte demander au ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) de convoquer d'autorité une réunion tripartite.

Le président de la délégation d'ArcelorMittal Liège, Robert Rouzeeuw, annonce que la direction évacue des tonnes de bobines en Flandre et vers d'autres stockistes que ceux avec qui ils travaillent d'habitude. Une attaque supplémentaire pour le syndicaliste.

17/01/2013 ArcelorMittal Liège remet la pression sur le front commun

La direction d'ArcelorMittal Liège a envoyé un courriel aux organisations syndicales représentant les ouvriers et les employés. Elle leur donne un ultimatum: l'accord social négocié voici plus d'un mois doit être signé au plus tard pour ce vendredi. Sans quoi, ArcelorMittal ne respectera pas ses promesses d'investissement dans le bassin liégeois. Les syndicats jugent ce procédé absolument inacceptable. Ils rappellent que tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout, donc y compris sur le volet industriel, il n'y a d'accord sur rien. Du côté de la FGTB-Métal, on craint que si la convention prépensions est signée sans accord préalable sur le plan industriel, ArcelorMittal ne dévoile toutes les liquidations d'outils qu'il a programmées. Les syndicats en sont convaincus au vu des fermetures/réductions de production annoncées dernièrement (fermeture d'Oxybel, réduction au TLB, CFR ou Masacier, etc.). Le front commun s'indigne également face à l'attitude d'ArcelorMittal qui réclame de l'argent public via les quotas CO2 à la Région wallonne pour des quantités qu'il n'a pas produites. Les syndicats exigent aujourd'hui un plan industriel afin de pouvoir obtenir un accord global comme désiré par tous.

10/01/2013 ArcelorMittal Liège: le front commun réclame une réunion tripartite d´urgence

Le dossier ArcelorMittal Liège revient à la une avec un front commun plus que jamais déterminé en faveur d'une sidérurgie intégrée après la décision du sidérurgiste de relancer un haut-fourneau à Dunkerque. Ils réclament la tenue urgente d'une réunion tripartite avec la direction et la Région wallonne. "Si cette réunion ne se tient pas rapidement, ce sera la mort de la sidérurgie liégeoise", affirme-t-on côté syndical.

ArcelorMittal va augmenter son capital de 3,5 millions de dollars. (Le Soir & L'Echo)

Le Centre de formation et de recherches en aquaculture de l'Université de Liège qui élève et étudie des poissons d'eau douce au pied de la Centrale nucléaire de Tihange depuis 35 ans doit déménager. Si rien n'est encore fait, l'idée de s'installer dans les anciens halls de stockage mis à disposition par ArcelorMittal à Flémalle et Chertal semble intéresser les responsables. Ils pourraient alors collaborer avec les auteurs du projet "Verdir".

04/01/2013 ArcelorMittal Liège: l´ULg se lance dans la reconversion d´anciens sites du chaud

La fermeture de la phase liquide à Liège ne fait plus aucun doute aujourd'hui. Si les travailleurs ne sont pas encore complètement fixés sur leur sort, l'Université de Liège pense déjà à la reconversion des sites. Ainsi, elle envisage d'y mener un projet d'agriculture urbaine intitulé "Verdir". ArcelorMittal a par ailleurs mis un bâtiment, un ancien hall de stockage à Flémalle, à la disposition de l'Université. Le projet devrait ainsi voir le jour en 2014. Les cultures se feront en étages, histoire de ne pas toucher le sol particulièrement pollué.

 

ArcelorMittal: 3,7 % d´effectifs en moins depuis 2011

L'Echo du 26/12 fait le bilan des pertes d'emploi à ArcelorMittal. Depuis la fin 2011, le sidérurgiste a réduit ses effectifs de 3,7 %, soit 9.607 travailleurs. La Belgique est le 6e pays touché avec 359 travailleurs en moins, la Pologne étant le pays le plus touché (-1.383 équivalents temps plein). Il coupe aussi dans son budget recherche et développement. Il n'y consacrera que 178,9 millions d'euros en 2013, soit - 15 % par rapport à 2012.

ArcelorMittal diminue la valeur des ses filiales en Europe

ArcelorMittal a décidé de revoir à la baisse la valeur de ses filiales européennes, essentiellement celles rachetées à Arcelor en 2006. Il compte ainsi enregistrer une dépréciation de 3,3 milliards d'euros. Le sidérurgiste explique que cette décision n'affectera ni l'endettement, ni les bénéfices bruts.

 

> 2013