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Actu 2011

 

13/10/2011 | ArcelorMittal Liège?

Rayée de la carte, la phase à chaud liégeoise d'ArcelorMittal? Alors qu'un accord était intervenu lundi, après une semaine de grève, et que le sidérurgiste avait réembauché une trentaine de personnes, la direction européenne du groupe est venue par surprise à Liège mercredi pour annoncer purement et simplement la fermeture de la phase à chaud liégeoise. Cela concerne les deux hauts-fourneaux, l'agglo, l'aciérie, plusieurs batteries de la cokerie... Au total, près d'un millier d'emplois directs (donc, non compris les sous-traitants), jugent les syndicats, sur les 3.000 encore comptabilisés à Liège. "C'est une véritable hypocrisie dans le chef de la direction. Ils savent depuis longtemps que l'outil est condamné et ils nous mènent en bateau. C'est scandaleux", s'est emporté Francis Gomez, président de la FGTB Métal Liège-Luxembourg, au sortir de la réunion. Dans la foulée, ArcelorMittal a rencontré plusieurs ministres du gouvernement wallon. Mais aucun commentaire n'a été fait à la sortie. Ce jeudi matin, la direction liégeoise avait prévu un conseil d'entreprise extraordinaire, mais a décidé de le postposer. Les manifestants étaient en nombre: "Les réactions seront dures et les actions risquent de durer longtemps", a prévenu le président des métallos. Actuellement, le froid ne serait pas concerné. Mais peut-on vraiment y croire?

13/10/2011 | La riposte s'organise rapidement

Le ton monte à ArclorMittal Liège. Tôt ce matin, les délégués ont informé les travailleurs des mesures prises par la direction européenne du groupe (voir par ailleurs). Des piquets de grève se sont formés à divers endroits, comme à Chertal où plus personne n'a pu entrer sur le site. Une manifestation regroupe actuellement des travailleurs au Centre Acier de Flémalle, où le conseil d'entreprise extraordinaire aurait dû se tenir. Dans le monde politique, les réactions ne se sont pas fait attendre. Ainsi, le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer (PS), a appelé les forces vives à s'unir aux côtés des travailleurs et à être vigilant quant à l'avenir de la phase à froid. Le bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS), appelle à la mobilisation, à ne pas baisser les bras afin de trouver des solutions à cette catastrophe. Ecolo dénonce le drame social qui découlera de cette fermeture et craint des conséquences extrêmement graves à terme pour la phase à froid. Le CDH liégeois demande l'examen de pistes afin d'éviter la fermeture pure et dure tandis que le MR demande la mise en place d'une structure de soutien pour les travailleurs qui perdront leur emploi.

14/10/2011 | Après le choc, les syndicats s'organisent

Il n'y a donc pas eu de conseil d'entreprise extraordinaire jeudi à ArcelorMittal Liège, suite au rassemblement des travailleurs devant le Centre Acier de Flémalle. La réunion a finalement débuté ce vendredi, à 10h, et bien en région liégeoise (la direction espérait la délocaliser à Bruxelles dans un premier temps, refus des syndicats). La procédure Renault devrait, en toute logique, être lancée dans le même temps. Jeudi toujours,  des assemblées d'information au personnel ont été organisées sur les différents sites liégeois afin de faire le point sur la situation. Du côté syndical, on annonce déjà que les négociations dureront des semaines, voire des mois, et on rappelle ses priorités: pérenniser le bassin, maintenir une sidérurgie intégrée et empêcher tout licenciement sec. Le président de la FGTB Métal Liège-Luxembourg, Francis Gomez, explique que la direction ne devrait pas revenir en arrière, car son objectif est de concentrer les activités dans les pays émergents en vidant la sidérurgie européenne de sa substance. Liège est le début d'une longue série... Pourtant, le syndicaliste ne baisse pas les bras: "La sidérurgie liégeoise a un avenir et on va se battre puisqu'on n'a plus rien à perdre", prévient-il.

14/10/2011 | La FGTB demande la nationalisation, l'Europe ne la permettra pas

Jeudi, le front commun syndical d'ArcelorMittal a demandé au formateur, Elio Di Rupo (PS), de nationaliser la sidérurgie liégeoise. Selon les syndicats, l'Etat devrait investir un milliard d'euros pour remettre tous les outils en état et placer des gens compétents à leur tête. La demande a été faite officiellement au formateur par la Secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, et son homologue wallon, Thierry Bodson. Face à cette proposition, le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a expliqué que la nationalisation de la sidérurgie liégeoise est impossible au regard des règles européennes. Seule une reprise par un opérateur industriel permettrait de sauver la ligne à chaud liégeoise. Par ailleurs, les députés socialistes européens (Marc Tarabella, Véronique De Keyser et Frédéric Daerden) vont interpeller la Commission européenne face à la fermeture du chaud liégeois. Ils vont demander la tenue d'un débat dès la prochaine plénière du Parlement européen à Strasbourg afin d'obtenir une véritable politique industrielle et une stratégie de pérennisation et de développement de la sidérurgie.

14/10/2001 | Les sous-traitants trinquent

L'annonce de la fermeture de la phase à chaud d'ArcelorMittal n'a pas épargné les sous-traitants du groupe sidérurgique et les travailleurs de la phase à froid. Ainsi, à Marchin, la direction du site de TDM (ArcelorMittal) a demandé à ses ouvriers de rentrer chez eux jeudi afin d'éviter toutes représailles envers l'outil. Après l'annonce de l'annulation du conseil d'entreprise extraordinaire jeudi, les ouvriers ont repris le travail en fin de soirée. Du côté des sous-traitants, le transporteur Palifor (Engis), dont un quart de son chiffre d'affaires provient de ses contrats avec ArcelorMittal, explique que si le froid n'est pas maintenu à Liège, l'entreprise devra réduire sa flotte. A MRT Industrie (Modave), spécialisée en maintenance industrielle, plusieurs ouvriers ont été mis en chômage jeudi. La Meuse explique ainsi qu'un emploi direct perdu équivaut à trois emplois indirects supprimés. Ce qui, selon les syndicats, porterait les pertes d'emploi à 10.000 si le froid venait à disparaître. Jeudi, de nombreux travailleurs du froid ont débrayé en solidarité avec leurs collègues du chaud. Ce vendredi, le froid est au travail. Le front syndical FGTB-CSC estime cette décision raisonnable, car le combat s'annonce long et dur.

14/10/2011 | La Région wallonne ne fera pas de cadeau au sidérurgiste

L'onde de choc de l'annonce de la fermeture de la phase à chaud à Liège a secoué l'échiquier wallon. L'exécutif wallon s'est réuni en urgence pour décider des mesures à prendre. Ainsi, à la sortie de la réunion, les ministres semblaient déterminés. Le ministre-président wallon, Rudy Demotte (PS), a expliqué que la situation économique et internationale invoquée par le sidérurgiste est insuffisante pour justifier la fermeture du chaud à Liège au regard des bénéfices enregistrés par le groupe. Le ministre wallon de l'Emploi, André Antoine (CDH) a expliqué qu'aucun travailleur ne resterait sur le bord de la route tandis que le ministre wallon de la Recherche, Jean-Marc Nollet (Ecolo), s'est dit choqué de l'attitude d'ArcelorMittal au vu du soutien public reçu dans le domaine de la recherche et des brevets. Et prévient que la Région n'hésitera pas à demander le remboursement des aides accordées (+/- 20 millions d'euros depuis 2000). Toute la presse revient sur le drame de nombreuses familles liégeoises qui seront touchées par ces fermetures et publie plusieurs analyses sur l'avenir de la sidérurgie dans le bassin liégeois.

17/10/2011 | ArcelorMittal Liège: des métallos en colère

581 emplois laminés: le conseil d'entreprise extraordinaire de vendredi à ArcelorMittal a confirmé la fin de la phase à chaud liégeoise. Le président de la délégation métallos FGTB, Robert Rouzeeuw, veut prendre le temps d'analyser toutes les pistes pour contrer la volonté de fermeture. Le message est clair, pas question de baisser les bras: les syndicats et les travailleurs vont se battre. Dans un entretien accordé à La Libre, le directeur des Ressources humaines d'ArcelorMittal Europe, Henri Blaffart, explique que la fermeture du chaud pourrait ne pas engendrer de licenciements secs. Plusieurs pistes seraient possibles pour éviter cette catastrophe sociale. Il ajoute que pour garantir l'avenir du froid, il faudra améliorer la productivité et confirme que les investissements se poursuivront. Le président de la FGTB Métal, Francis Gomez, n'y croit pas: "Mittal veut tout fermer à Liège. Notre seule solution locale, c'est de voir avec d'autres repreneurs. Si par miracle on nationalise la sidérurgie, elle n'aura pas de valeur sans carnet de commandes, et Mittal ne le cédera jamais!". Dimanche, les travailleurs ont distribué des tracts à la population, sur le marché de la Batte à Liège. Et ce lundi, une action d'information est annoncée dans les écoles sérésiennes: le corps professoral veut ainsi montrer son adhésion au combat. Les syndicats devraient aussi rencontrer Jean-Claude Marcourt (PS), ministre wallon de l'Economie.

18/10/2011 | Mercredi 26 octobre: Seraing, Ville morte

Parce que la mort du chaud liégeois impactera toute une région, et pas seulement 581 emplois, la sensibilisation des citoyens se poursuit à grandes enjambées. Lundi, plusieurs écoles de Seraing ont reçu des syndicalistes pour comprendre le combat qui démarre. Et mercredi 26 octobre, le front commun annonce une "Ville morte", comme le 7 février 2003). Hier soir, le conseil communal - qui a reçu les travailleurs - a voté une motion de soutien et créé un fonds de soutien de 25.000 euros. Quelques heures auparavant, la réunion entre les syndicats et le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a été jugée constructive. Et L'Echo croit savoir que Philippe Henry (Ecolo), ministre wallon de l'Environnement, va suspendre les quotas de CO2 offerts à l'entreprise pour 2012. Vendredi, son collègue Jean-Marc Nollet (Ecolo) avait déjà suspendu un contrat en négociation concernant la recherche (4 millions d'euros). Des contre-performances financières pour ArcelorMittal, engagée pour de longs mois dans la procédure Renault et qui jure que la fermeture est le seul scénario possible.

19/10/2011 | Une ligne du froid à l'arrêt

Une partie du "froid" de Ferblatil est à l'arrêt. En cause, le manque de matière première qui doit arriver de Dunkerque. Le laminoir ne tourne donc pas. Pour les syndicats d'ArcelorMittal Liège, voilà ce qui attend toute la filière en aval du chaud si on supprime la sidérurgie intégrée à Liège. La direction relativise: "Nous devons récupérer une semaine de grève complète et on a donc dû lister nos priorités d'approvisionnement à Dunkerque". Sur le front social, la semaine prochaine devrait donc connaître des séances d'informations dans les entreprises liégeoises lundi, avant un grand rassemblement mercredi à Seraing. Ce mardi, la FGTB Métal a reçu une délégation allemande venue en soutien au combat. Sur Acierliege.be, téléchargez le tract, signez l'e-pétition de soutien aux travailleurs, visionnez la vidéo de l'assemblée générale qui a eu lieu lundi ou encore les motions de soutien qui affluent.

19/10/2011 | Quand le politique s'en mêle

Récupération politique, maladresse, ... Le dossier "ArcelorMittal" rend aussi fiévreux les élus! Mardi, la députée MR Florence Reuter a demandé à la ministre communautaire de l'Enseignement, Marie-Dominique Simonet (CDH), si les séances d'information dans les écoles sérésiennes étaient opportunes... Tollé dans l'assemblée, et réponse cinglante - qui a laissé l'ancienne journaliste bouche bée - de la ministre: "Vous avez déjà été à Seraing?". Au conseil communal de la cité rouge, c'est Alain Mathot (PS) qui est la cible de critique pour une manoeuvre politicienne assez basse: il a lié l'avenir des familles touchées par l'arrêt du chaud au dossier de la fusion des sociétés de logement social: en substance, il a promis des logements aux travailleurs en détresse s'il pouvait reprendre la main sur les habitats de la SWL. Pas trop élégant. Enfin, terminons par une note positive: à l'initiative du Collège communal de la Ville de Huy, un grand rassemblement de soutien aux travailleurs de la sidérurgie liégeoise est organisé ce mercredi à midi sur la Grand-Place, devant l'Hôtel de Ville.

20/10/2011 | Action de sensibilisation à Huy

Comme prévu, une délégation de délégués et d'ouvriers sidérurgistes FGTB et CSC ont été reçus mercredi par le bourgmestre de Huy, Alexis Housiaux (PS). Ce dernier leur a témoigné la solidarité des élus hutois. Les militants se sont ensuite rendus dans les rues de la cité afin de sensibiliser les citoyens à leur cause et les appeler à rejoindre massivement Seraing mercredi prochain, jour "Ville morte" dans la cité du fer. Ce mercredi, le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), a rencontré les bourgmestres des communes concernées par la fermeture de la phase liquide. En marge, la députée MR Florence Reuter n'a guère apprécié l'invitation lancée lundi à des représentants syndicaux par des élèves d'écoles sérésiennes. La députée liégeoise MR, Christine Defraigne, n'a pas couvert les propos de sa coreligionnaire qu'elle a qualifié d'empreints de "maladresse".

21/10/2011 | Première réunion de la "task force"

La première réunion de la "task force" associant les gouvernements fédéral et wallon, ainsi que le front commun syndical, dans la défense des intérêts des travailleurs de la sidérurgie liégeoise s'est tenue jeudi soir au cabinet du Premier ministre sortant, Yves Leterme (CD&V). La ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet (CDH), a défendu l'idée de trouver des alternatives sans s'inscrire d'ores et déjà dans la négociation d'un plan social. Le ministre des Finances, Didier Reynders (MR), a souligné que le fédéral était prêt à accompagner la Région dans tout projet tandis que le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), tout en déplorant l'incapacité de l'Union européenne à élaborer une politique industrielle, a précisé que la Région restait au coeur du dossier et que si le fédéral était intervenu pour Opel Anvers et Ford Genk, il pouvait bien l'envisager pour ArcelorMittal Liège. Par ailleurs, le laminoir de Tilleur qui avait été mis à l'arrêt en début de semaine doit être relancé ce vendredi. Notons encore à l'agenda, le vendredi 28 octobre, date d'une première réunion du conseil d'entreprise extraordinaire dans le cadre de la procédure Renault. 

24/10/2011 | Arrêts de travail d'une heure dans les entreprises liégeoises ce lundi

Vendredi, lors du Comité fédéral, toutes les centrales de la FGTB se sont rangées derrière une position commune: pas de grève générale, mais un appel à manifester mercredi 26 octobre à l'occasion de l'opération "Seraing, ville morte". 5.000 personnes (au moins, vu l'ampleur que prend le mouvement) sont attendues. La CSC se réunira ce mardi pour prendre position sur la question. Mais, déjà ce lundi, plusieurs arrêts de travail auront lieu dans les entreprises métallurgiques liégeoises. Objectif: informer les travailleurs sur les conséquences de la fermeture annoncée du "chaud". Du côté de la FGTB Métal, on calme (pour l'instant) les ardeurs: les actions iront crescendo. Retrouvez sur acierliege.be les derniers messages de soutien et téléchargez le tract pour la manifestation de mercredi.

25/10/2011 | Pas d'actions européennes dans l'immédiat, Seraing "ville morte" ce mercredi

Lundi, les syndicats européens d'ArcleorMittal se sont réunis à Bruxelles sous l'égide de la FEM (Fédération européenne des métallurgistes): Belgique, France, Italie, Espagne, Allemagne, Pologne, Luxembourg et République tchèque étaient ainsi représentés. Il n'y pas encore eu de consensus pratique pour organiser une grande manifestation européenne, certaines délégations invoquant des problèmes d'ordre technique et opérationnel. Mais sur le principe d'une action coordonnée, sans doute en décembre, la chose est acquise: c'est une première dans l'histoire de la FEM. A Liège, la manifestation "Seraing, ville morte" s'organise: on attend des milliers de personnes sur (et aux alentours de) la place de l'Hôtel de Ville à 10h, ce mercredi. Trois cortèges (venant des usines de Cockerill) partiront préalablement, vers 9h. Lundi, des séances d'information ont été organisées dans les entreprises de la région pour sensibiliser les ouvriers à la cause. En mission en Chine, la Wallonie et l'Awex ont vanté le savoir-faire sidérurgique liégeois. Et ont proposé à leurs hôtes de l'utiliser, en investissant chez nous... ou en offrant des jobs chinois aux ouvriers liégeois menacés! A noter: interrogé ce matin sur les ondes de la RTBF, Paul Timmermans (FEB) a dit comprendre la décision de Lakshmi Mittal, tout en appelant à trouver des solutions pour les travailleurs.

27/10/2011 | Manif Seraing: 10.000 enfants de Cockerill

Succès incontestable pour la manifestation, en front commun, qui a eu lieu à Seraing, ce mercredi, en soutien aux travailleurs d'ArcelorMittal. Près de 10.000 manifestants se sont réunis autour devant la maison communale sérésienne où trône la statue de John Cockerill. Tout un symbole! A tour de rôle des représentants de la CSC et de la FGTB ont pris la parole. Du côté du syndicat socialiste, Marc Goblet, Président de la FGTB Liège-Huy-Waremme et Francis Gomez, Président des Métallos Liège-Luxembourg ont rappelé la nécessité de garder une sidérurgie intégrée à Liège parce que "le froid ne peut pas vivre sans le chaud" et ils ont à nouveau insisté sur la nationalisation de l'outil. De manière générale, ils sont également revenus sur l'importance d'une fiscalité plus juste, d'une politique publique active pour créer des emplois et du maintien des emplois publics.

27/10/2011 | Manif Seraing: Ils sont venus de partout

10.000 manifestants se sont réunis ce mercredi à Seraing pour dénoncer la fermeture de la phase à chaud dans le bassin sidérurgique liégeois. Des travailleurs liégeois certes, il y en avait beaucoup, mais dans la foule il y avait aussi des travailleurs flamands (de l'entreprise Sidmar, notamment), des travailleurs de Florange (Est de la France). Beaucoup d'étudiants des écoles aux alentours sont aussi venus soutenir le mouvement. Les commerçants locaux n'étaient pas en reste. Bref, un élan de solidarité fort qui s'est déroulé dans la dignité et sans aucun incident.

28/10/2011 | Premier CCE dans le cadre de la procédure Renault

Deux jours après la manifestation citoyenne de Seraing, un premier conseil d'entreprise extraordinaire d'information se tient ce vendredi à ArcelorMittal dans le cadre de la procédure Renault visant l'arrêt définitif de la phase à chaud liégeoise. Parallèlement, VivaLiège s'est procuré une étude de la Spaque commandée par la Région wallonne sur le coût d'une éventuelle dépollution des sites liégeois d'ArcelorMittal. Les travaux prendraient environ 30 ans et se chiffreraient à 600 millions d'euros en cas de réaffectation industrielle et 1 milliard d'euros en cas de construction de logements. Sur Acierliege, retrouvez l'interview de Georges Jespers au Républicain Lorrain, la vidéo de la manif ou encore les motions de solidarité qui continuent à affluer.

02/11/2011 | Coke en stock, mais pas livré

Refusant le licenciement de 19 CDD dans le chaud (alors que la direction jurait l'absence de tout licenciement sec dans le cadre de la procédure Renault), les travailleurs d'ArcelorMittal Liège ont décidé lundi d'installer un barrage filtrant à la sortie de la cokerie, qui alimente notamment Dunkerque (France), Sidmar (Gand) ou encore Brême (Allemagne). L'action perdurera au moins 19 jours, sauf si la direction accepte la réintégration des travailleurs concernés. Cette dernière se retranche derrière un autre argument: ce ne sont pas des licenciements, mais des fins de contrats qui n'ont pu être prolongés, faute d'accord avec les syndicats. Par ailleurs, en ce qui concerne la lutte pour la sauvegarde d'une sidérurgie intégrée à Liège, il existerait un quasi-accord syndical européen: une grande manifestation serait organisée le 7 décembre en cité ardente, renforcée par 24h de grève au niveau interprofessionnel, et des actions sur tous les sites européens du sidérurgiste.

03/11/2011 | Le front commun se réunit ce jeudi

Les délégués FGTB-Métal et CSC d'ArcelorMittal Liège doivent se réunir ce jeudi matin afin de décider de la suite du mouvement visant à perturber l'expédition du coke à Ougrée (voir 6com d'hier). Le conflit porte sur le sort de 19 travailleurs temporaires licenciés par la direction. Les syndicats ont en outre appris que la direction entendait réduire les frais de maintenance en fin d'année, ce qui portera atteinte à l'outil. La Meuse du jour évoque ce conflit et revient sur le coût de la dépollution éventuelle des sites de la phase à chaud

04/11/2011 | Les syndicats lâchent un peu de lest à la cokerie

Jeudi, face à l'accumulation de coke à Ougrée suite au blocage filtrant (voir 6com d'hier), le front commun syndical d'ArcelorMittal Liège a décidé de laisser partir un peu de coke afin de ne pas pénaliser le bon fonctionnement de la cokerie. Mais, les syndicats poursuivent leur action, et ce, tant que la direction ne change pas son fusil d'épaule quant aux 19 travailleurs licenciés. Des tracts seront par ailleurs distribués prochainement aux travailleurs afin de couper court aux messages de désinformation de la direction auprès des travailleurs de la cokerie.

07/11/2011 | Les travailleurs invités à Liège-Basket

Le conflit à la cokerie se poursuit. Le front commun a d'ailleurs distribué en fin de semaine dernière un tract pour expliquer clairement le problème aux travailleurs (disponible sur le site acierliege.be). Par ailleurs, ce lundi soir, les travailleurs ont été invités par Liège Basket pour la rencontre contre Mons/Hainaut. 1.500 places ont été distribuées et le front commun syndical donnera symboliquement le coup d'envoi.

08/11/2011 | Le fisc belge à la chasse d'ArcelorMittal

Selon Trends-Tendances, l'administration fiscale belge enquêterait actuellement sur l'usage du mécanisme d'intérêts notionnels utilisé par ArcelorMittal. En 2010, le sidérurgiste a fait état d'une déduction fiscale de 753 millions de dollars; en 2009, elle était de 931 millions de dollars. En fait, le fisc enquêterait actuellement sur des opérations antérieures et liées à la déduction pour intérêts notionnels dans le cadre des exercices 2007 et 2008.

09/11/2001 | Les travailleurs toujours pas payés !

Nous sommes donc le 9 novembre, et les travailleurs d'ArcelorMittal Liège ne sont toujours pas payés. En cause, l'installation d'un nouveau logiciel comptable à Gand qui pose problème. L'impression des documents est prévue pour ce mercredi... au mieux. 11 novembre oblige, on ne s'attend donc pas au paiement avant la semaine prochaine. Les syndicats demandent d'urgence un conseil d'entreprise extraordinaire: ils ne lâcheront rien à la direction sommée de s'expliquer sur chaque couac. Par ailleurs, Standard & Poor's vient d'abaisser à "négative" la note BBB- du sidérurgiste qui serait incapable de se désendetter au vu de la conjoncture. Une bonne occasion pour fermer encore quelques hauts-fourneaux?

10/11/2011 | Le paiement des salaires en bonne voie

Le paiement des rémunérations des travailleurs d'ArcelorMittal semble désormais sur la bonne voie. Les employés du service comptabilité ont dû batailler jusque tard dans la nuit de mardi à mercredi pour maîtriser le nouveau logiciel de paiement. La direction assure que les délais seront désormais respectés. Le paiement des intérimaires sera, lui aussi, tardif. Fabrice Jacquemart (FGTB-Métal) déplore une tension supplémentaire entre la direction et les travailleurs dans le contexte de la fermeture de la phase à chaud de Liège.

16/11/2011 | La manifestation du 7 décembre maintenue

Suite à l'annonce de la FGTB, CSC et CGSLB de l'organisation d'une grande manifestation le 2 décembre prochain, le patron des Métallos FGTB Liège-Luxembourg, Francis Gomez est en rage. En effet, cette manifestation contre l'austérité jette le doute sur la grande manifestation prévue à Liège le 7 décembre. Gomez explique qu'il n'appellera pas à la grève nationale de 24h pour le 2 décembre puisque c'est une de ses revendications pour le 7 décembre. Quid de la manifestation à Liège? Le métallurgiste explique qu'elle aura bien lieu et appelle tous les citoyens liégeois à y participer, mais ne se leurre pas. Avec deux manifestations à cinq jours d'intervalle, on ne peut espérer des mobilisations montres, annonce-t-il. Mais pas question de laisser tomber, insiste Francis Gomez.

17/11/2011 | Les syndicats dénoncent la mise à mort du froid

Un mois après l'annonce de la fermeture de la phase liquide liégeoise d'ArcelorMittal, les syndicats redoutent de voir le froid connaître le même sort. Le manque de matières premières qui entraîne des problèmes de répartition de bobines au départ de Dunkerque au détriment de Liège, le manque de compétitivité de plusieurs outils dû à l'absence d'investissements, le détournement de commandes liégeoises vers d'autres sites du groupe et l'absence de promotion des produits innovants ne laissent pas d'inquiéter la FGTB-Métal. Cette dernière a par ailleurs appris qu'ArcelorMittal devrait provisionner 1 milliard d'euros pour l'assainissement du sol contre les 43 millions d'euros initialement prévus. Notons encore que dès la mi-septembre, le sort de la phase liquide était déjà scellé, ArcelorMittal étudiant également, à ce moment, la possibilité de fermer le fer blanc et des lignes de peinture.

Documents de presse syndicaux:

22/11/2011 | Conseil d'entreprise extraordinaire ce mardi

Un nouveau conseil d'entreprise extraordinaire a lieu ce mardi à ArcelorMittal Liège dans le cadre de la procédure Renault lancée suite à l'annonce de la fermeture à chaud. Les travailleurs espèrent obtenir des réponses aux questions posées lors de la précédente réunion. Ils attendent notamment des précisions quant aux résultats financiers des activités liégeoises, car ils soupçonnent les dirigeants du géant sidérurgique de livrer une vision tronquée de la réalité. Les syndicats ne veulent pas renoncer à la phase liquide et plaident pour une sidérurgie intégrée à Liège. Pour rappel, une grève générale et une manifestation seront organisées à Liège le 7 décembre prochain.

23/11/2011 | La procédure Renault se poursuivra le 21 décembre

Les syndicats d'ArcelorMittal Liège attendaient des réponses aux questions sur la situation comptable des sites du bassin sidérurgique. Ils les ont obtenues, mais les ont jugées par trop évasives. Ils analyseront les documents qui leur ont été remis d'ici la tenue du prochain conseil extraordinaire de la procédure Renault fixé le 21 décembre. Les auditeurs Laplace et Syndex devraient également avant cette date avoir remis l'étude de viabilité de la sidérurgie liégeoise que leur a commandée la Région wallonne. En marge, la CGSLB, le syndicat libéral, se plaint de ne pas pouvoir participer au conseil d'entreprise parce qu'il ne représente qu'une centaine d'affiliés. Il craint que ses affiliés soient moins bien traités que ceux de la FGTB et de la CSC.

24/11/2011 | FGTB et CSC réagissent aux propos de la CGSLB

Les autres organisations syndicales ont réagi vivement aux propos de la CGSLB qui n'apprécie pas d'être écartée des négociations en cours à ArcelorMittal Liège. Pour Jordan Atanasov (CSC), "le syndicat libéral ne représente que 20 personnes sur les milliers de  travailleurs sur le site. Il est normal que la CGSLB ne soit pas présente dans les organes de concertation." Didier Smetz, représentant de la FGTB-Métal à ArcelorMittal Liège, ne dit pas autre chose. 

02/12/2011 | Concentrer le chaud à Chertal coûterait 1 milliard d'euros

Selon L'Echo, la réunion du comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal de ce mercredi a été houleuse. Les syndicats ont poussé Robrecht Himpe, le directeur de la division "aciers plats carbone" dans ses derniers retranchements. Ce dernier a précisé que la concentration du chaud sur le site de Chertal coûterait 1 milliard d'euros au sidérurgiste. De quoi donner de l'eau au moulin des syndicats défenseurs du maintien de la sidérurgie intégrée à Liège puisque c'est précisément de cette somme qu'aura besoin ArcelorMittal pour dépolluer les sites touchés par la fermeture du chaud liégeois.

05/12/2011 | La cité ardente en ébullition mercredi pour soutenir la sidérurgie liégeoise

Mercredi, quelque 30.000 personnes sont attendues dans la cité ardente pour manifester contre la fermeture de la phase à chaud. Pour rappel, la décision d'ArcelorMittal de fermer la phase liquide à Liège fait craindre aux syndicats la fermeture prochaine du froid. C'est alors 10.000 emplois qui seront concernés. Le front commun syndical FGTB-CSC demande à tous de les rejoindre ce mercredi 7 décembre dans la cité ardente pour manifester leur refus de la misère à venir. Des délégations de tout le pays sont attendues dans le cadre de cette manifestation européenne. Par ailleurs, la FGTB Liège-Huy-Waremme a décrété 24 heures de grève générale.

06/12/2011 | Les forces vives et ardentes dans la rue mercredi

Retour ce mardi dans La Meuse sur les 24 heures de grève et la manifestation décrétées par la FGTB Liège-Huy-Waremme ce mercredi en soutien à la sidérurgie liégeoise dont la phase à chaud est menacée de fermeture. Le président de la FGTB Liège-Huy-Waremme), Marc Goblet, démontre, chiffres à l'appui, l'impact de l'arrêt du chaud sur les autres secteurs d'activité. Par ailleurs, La Libre évoque l'étude commandée par la Sogepa aux bureaux Laplace Conseil et Syndex. L'institution wallonne a demandé une étude comparative des sites du chaud d'ArcelorMittal. Certains se demandent dès lors si la Sogepa ne rentre pas dans le jeu de Lakshmi Mittal alors qu'elle aurait pu se contenter de demander un travail sur la viabilité économique de la phase à chaud.

08/12/2011 | Après la phase à chaud, le fer blanc?

Mercredi, en marge de la manifestation de soutien aux travailleurs de la sidérurgie à Liège (voir par ailleurs), L'Echo révèle que lors du dernier comité d'entreprise du 30 novembre à Luxembourg des critiques ont été émises quant à la filière fer blanc de Liège (Ferblatil) et de Florange. Du côté des syndicats ont confirme être inquiet face à ces nouvelles attaques patronales. Du côté de la FGTB, Georges Jespers, explique que "toucher au fer blanc, c'est toucher en même temps à la production de fils et aux sites comme TDM (Marchin) et Kessales". Un audit interne aurait été lancé, mais, selon le quotidien, il devrait épargner Liège. Du côté de la direction liégeoise d'ArcelorMittal, on se refuse à tout commentaire. Enfin, on notera que le rapport du comité restreint du sidérurgiste révélerait 627 pertes d'emplois et non 581). Afin d'atténuer la casse sociale, le groupe envisagerait des reclassements à Fos-Sur-Mer (France) notamment. On notera par ailleurs, que le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), annonce que des industriels seraient intéressés pour la phase à chaud liégeoise, mais que les négociations ne peuvent pas commencer au vu des lenteurs prises par la procédure Renault. Par ailleurs, on ne sait toujours pas si Mittal serait prêt à vendre.

08/12/2011 | 40.000 manifestants pour revendiquer une sidérurgie intégrée à Liège

40.000 personnes ont répondu, ce mercredi à Liège, à l'appel des syndicats pour soutenir la sidérurgie dans la cité ardente. Outre les travailleurs liégeois d'ArcelorMittal, on notera la présence de travailleurs du Hainaut, de Flandre et de France notamment. Une manifestation de solidarité puisque tous les secteurs étaient présents, du privé au service public. A la tribune les représentants FGTB et CSC se sont succédé. Ils ont rappelé les pertes d'emploi directes et indirectes que la fermeture du chaud provoquera ainsi que l'importance d'avoir une sidérurgie intégrée à Liège. Ils ont également, à nouveau, lancé un message aux politiques pour nationaliser l'outil. Ils ont enfin annoncé que le combat ne faisait que commencer et que les actions se poursuivront.

15/12/2011 | Le directeur R&D sur un siège éjectable

Selon L'Echo, les jours du directeur du centre de recherche d'ArcelorMittal Liège, Michel Beguin, seraient comptés. Son licenciement devrait être acté lors du prochain conseil d'administration fixé le 20 décembre. De quoi, pense le quotidien, alimenter les craintes syndicales d'une prochaine délocalisation de la R&D du sidérurgiste, R&D désormais fondue dans une seule entité, le Centre de recherches métallurgiques Group

19/12/2011 | La R&D en question

Fausto Casagrande, représentant belge du Setca au Comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal, explique que le sidérurgiste a annoncé, la semaine passée, son intention de réduire de 15% le budget qu'il consacre à la Recherche & Développement au sein du groupe. Annonce démentie par la direction. Par ailleurs, Michel Beguin, directeur des opérations du CRM Group, devrait occuper d'autres fonctions au sein du groupe, selon ArcelorMittal. Les syndicats craignent qu'il soit tout simplement mis sur une voie de garage. Les employés et cadres de AC&CS (ex-ArcelorMittal Liège Research) ont quitté la séance de présentation des voeux du directeur afin de marquer leur indignation et leurs inquiétudes

20/12/2011 | Quid de l'avenir du centre de recherches métallurgiques?

Un conseil d'administration doit avoir lieu ce mardi au centre de recherche métallurgique (CRM) d'ArcelorMittal Liège. Selon Francis Lamberg, délégué principal Setca Liège, le nom de la personne citée par la direction pour remplacer le directeur opérationnel Michel Beguin (voir 6com d'hier) n'est guère rassurant. Le Secrétaire général Setca Liège, Egidio Di Panfilo explique être très inquiet pour la recherche à Liège et explique que "ce qui se passe actuellement dans la recherche confirme que Mittal n'a qu'une vision à court terme qui est celle d'une rentabilité financière maximale

22/12/2011 | Atmosphère glaciale lors du conseil d'entreprise extraordinaire

Mercredi, les syndicats et la direction d'ArcelorMittal se sont réunis en conseil d'entreprise extraordinaire, au Centre acier de Flémalle dans le cadre de la procédure Renault. Le front commun syndical a interrogé les responsables de l'entreprise au sujet de la rentabilité de l'outil en 2010 auxquelles la direction devrait répondre lors du prochain conseil d'entreprise, le 19 janvier 2012. Selon les syndicats, l'atmosphère était glaciale. La direction n'aurait fait preuve d'aucune volonté de trouver des solutions pour conserver une sidérurgie intégrée à Liège. Par ailleurs, le front commun syndical s'impatiente de voir aboutir l'étude commandée par la Région wallonne, dont les résultats devraient tomber en janvier.

29/12/2011 | ArcelorMittal Liège: les clients du froid mettent la pression

Les clients d'ArcelorMittal Liège ne sont pas contents. Ils mettent en avant le mauvais climat social dans le bassin sidérurgique liégeois. Un climat social créé par la direction qui a décidé de fermer la phase à chaud. L'employeur met de son côté en avant la grève d'une semaine au début octobre. Volkswagen a décidé de ne plus se fournir qu'auprès des usines allemandes du groupe tandis que Renault réclame que les produits qui lui sont destinés soient stockés en dehors de Liège. Le président des métallos FGTB, Francis Gomez, y voit clairement la marque du site flamand d'ArcelorMittal installé à Gand (ex-Sidmar) où tout est fait pour vider Liège de sa substance. 

30/12/2011 | ArcelorMittal Liège: la FGTB veut que la Région prenne ses responsabilités

Quatre grands responsables de la FGTB Liège-Huy-Waremme, à savoir le président Marc Goblet, le secrétaire régional Jean-François Ramquet, le président des métallos, Francis Gomez et le secrétaire général du Setca, Egidio Di Panfilo, ont adressé, à la mi-décembre, une lettre de mise en demeure au ministre-président PS wallon, Rudy Demotte. N'ayant plus d'espoir de voir Mittal revenir sur sa décision de fermer la phase liquide de la sidérurgie liégeoise, ils attendent une prise de position "couillue" (sic) de la Région qui devrait prendre la tête de la mobilisation pour le maintien de la sidérurgie intégrée liégeoise.

06/12/2011| Le site web d'ArcelorMittal piraté!

Le groupe de pirates informatiques "Anonymous" a hacké le site internet d'ArcelorMittal cette nuit. Ils ont remplacé le site par une page avec une vidéo, des liens et un texte dénonçant les pratiques "indignes" de la direction quant à la fermeture de la phase à chaud à Liège. Les informaticiens d'ArcelorMittal ont réussi à retirer la page mise en ligne par les pirates, mais le site officiel est toujours indispon